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Capsule 2  ̶  L’importance de nommer en français les festivals et événements subventionnés par l’Administration

Les capsules ci-dessous s’adressent aux ministères et aux organismes gouvernementaux ainsi qu’aux organismes du secteur municipal, du secteur scolaire et du secteur de la santé et des services sociaux.

Toutes saisons confondues, et même en temps de pandémie, les festivals et autres événements culturels, artistiques ou sportifs foisonnent au Québec. Les organismes de l’Administration comptent souvent parmi les partenaires financiers dans la réalisation de ces manifestations publiques. Très appréciés par le plus grand nombre, ces événements d’envergure sont des vitrines de la vitalité culturelle du Québec et engagent l’image de l’État lorsqu’il y contribue par l’octroi d’aide financière.

Le nom donné à un festival ou à toute autre manifestation publique revêt une grande importance : pour attirer les foules comme pour se distinguer. Dans le cas d’un événement subventionné par l’administration publique québécoise, un nom en français permet de mettre en valeur la langue officielle du Québec dans toute sa richesse. Il s’agit en effet d’une manière de faire rayonner le français, langue commune, dans la société québécoise, que ce soit sur des sites Web promotionnels, dans les médias, sur les réseaux sociaux ou de bouche à oreille.

Est-il possible, dans ces cas, d’exiger un nom de festival ou d’événement en français?

Pour tous les organismes

Chaque organisme de l’Administration joue un rôle indispensable pour faire du français la langue normale et habituelle dans l’espace public au Québec, comme le prévoit la Charte de la langue française. Le fondement de cette loi, comme le confirme son préambule, est d’assurer la qualité et le rayonnement de la langue française au Québec. Ainsi, un organisme de l’Administration qui, par exemple, participe au financement d’un festival devrait porter une attention particulière à la langue choisie pour nommer l’événement.

Rappelons que le nom et le logo d’une manifestation publique peuvent figurer à de multiples endroits : dans l’affichage public, dans la publicité commerciale, dans les documents publicitaires, sur les réseaux sociaux ou sur le Web. L’entreprise qui organise l’événement et qui est responsable de cet affichage et de cette publicité doit respecter les dispositions de la Charte. D’une part, l’affichage public et la publicité commerciale d’une entreprise doivent se faire en français, de façon nettement prédominante à toute autre langue et, d’autre part, les documents publicitaires, peu importe le support de diffusion, doivent être rédigés en français. Le fait de nommer une manifestation publique en français vient appuyer le respect de ces dispositions.

Ces arguments peuvent servir de justificatifs auprès d’entreprises ou d’organismes subventionnés afin de les inciter à choisir un nom en français pour un festival ou un événement se déroulant au Québec. Ainsi, il est conseillé à un organisme subventionnaire, comme les villes et les municipalités, d’exiger dans ses critères d’admissibilité à une subvention que le nom de la manifestation publique soit en français, y compris dans la promotion y étant associée.

Le même principe devrait s’appliquer dans le cadre d’un festival international se déroulant au Québec et recevant des subventions de l’État. Dans ce contexte, il est suggéré que l’Administration requière qu’un tel événement se dote d’un nom en français, afin de mettre en valeur le caractère officiel de la langue française, instrument premier de la cohésion sociale du Québec.

Pour les ministères et organismes gouvernementaux

La Politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’Administration, qui s’applique seulement aux ministères et organismes relevant du gouvernement du Québec, prévoit un encadrement plus exigeant qui vise à assurer la primauté du français dans les activités gouvernementales. Selon cette politique linguistique, un ministère ou un organisme gouvernemental doit stipuler, dans ses contrats d’aide financière, que l’affichage public et la publicité commerciale liés à sa réalisation respectent les dispositions de la Charte et de ses règlements. De plus, notamment en fonction de la nature du contrat et des sommes en jeu, le ministère ou l’organisme gouvernemental pourrait exiger que le français occupe une place plus importante que ce que prévoient cette loi et ses règlements.

Il est donc recommandé qu’un ministère ou un organisme gouvernemental exige que les événements publics qu’il subventionne soient nommés en français ou, lorsque les circonstances le justifient, uniquement en français, par exemple, dans l’affichage public ou la publicité commerciale de ces événements. Cette condition pourrait être prévue dans ses critères d’admissibilité au programme de subvention ou dans ses contrats d’aide financière.

Bonnes pratiques à adopter

La langue française ne manque pas d’options pour évoquer l’idée de festivités dans le nom d’un festival. Au lieu de placer le terme festival à la fin du nom de l’événement, comme dans « Kayak Festival », ou d’opter pour l’élément anglais fest, comme dans « Cinéma Fest », il est préférable de choisir des formules qui respectent la syntaxe du français. Par exemple, le nom d’un festival pourrait avantageusement se construire à l’aide du préfixe festi-, comme dans « Festivoilier », de l’adjectif festif, comme dans « Pommier festif », ou de l’expression en fête, comme dans « Faubourg en fête ». Pour plus de détail, consultez l’article « Fest est-il acceptable en français? » de la Banque de dépannage linguistique.

Qu’entendons-nous par…

Selon la Charte de la langue française, l’Administration avec un grand A regroupe le gouvernement et ses ministères, les organismes gouvernementaux (y compris les sociétés d’État), les organismes municipaux et scolaires (les sociétés de transport, les arrondissements ou les centres de service scolaires par exemple), et les services de santé et les services sociaux. Seuls les ministères et les organismes gouvernementaux sont assujettis à la Politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’Administration.

Rappelons que tous les organismes faisant partie de l’administration publique québécoise ont un rôle prépondérant à jouer quant à l’usage et à la promotion de la langue officielle dans les activités auxquelles ils participent.

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Date de la dernière mise à jour : 2021-09-09

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