Aller directement au contenu
Logo du gouvernement du Québec.
Office québécois de la langue française

Suivez-nous

Logo Facebook. Logo Twitter. Logo YouTube. Logo Instagram. Logo Linkedin.

Index des recommandations générales d’usage

 

Avis de recommandation

À sa séance du 27 mars 2020, l’Office québécois de la langue française a adopté la recommandation générale d’usage suivante.

Équivalents français de l’élément anglais fest

On constate une multiplication des noms de manifestations (artistiques, sportives ou autres) comportant un ou des éléments en anglais. Cette tendance apparaît dans des formules qui intègrent aux dénominations l’élément anglais fest, au sens de « festival ». Notons que le nom festival signifiait historiquement « grande manifestation musicale », mais qu’il en est venu à désigner toute fête populaire se tenant sur quelques jours et revenant annuellement autour d’un même thème. L’élément fest, employé dans des dénominations telles que Cinéma Fest, Spring Fest, Kayak Fest et Reggae Fest, est absent des ouvrages de référence et s’intègre dans des structures non conformes à la syntaxe française.

Par conséquent, l’Office québécois de la langue française recommande l’utilisation du préfixe festi- et de noms formés sur le modèle festival de. Par exemple, on peut parler du Festikayak ou du Festival du kayak, du Festiprintemps ou du Festival du printemps. Avec festi-, on préférera la soudure des deux éléments. D’autres ressources de la langue française peuvent bien sûr être mises à profit, comme l’emploi d’un mot précisant la nature du festival (Festival reggae, Festival horticole), l’expression en fête (Faubourg en fête), voire une tournure avec l’adjectif festif (la Pomme festive).

Notons que l’emprunt à l’allemand Oktoberfest, en référence au festival mondialement connu, est acceptable parce qu’il désigne une réalité représentative de l’Allemagne, une manifestation culturelle qui en est emblématique.

Avis paru dans la Gazette officielle du Québec (PDF, 1 Mo) (11 avril 2020, 152e année, no 15, p. 303).

Compléments :
Article Fest (Banque de dépannage linguistique)

Avis de recommandation

À sa séance du 24 août 2020, l’Office québécois de la langue française a adopté la recommandation générale d’usage suivante.

Équivalents français à donner au préfixe anglais e-

Le préfixe e- est emprunté à l’anglais, langue dans laquelle il constitue une forme raccourcie de l’adjectif electronic, au sens de « électronique ». D’abord popularisé par le terme e-mail dans la deuxième moitié des années 1990, avec la démocratisation d’Internet, il a fini par entrer dans la composition de nombreux autres termes associés au domaine de l’informatique (p. ex., e‑commerce, e‑administration, e‑learning, e‑marketing, e‑signature). Concrètement, ce préfixe est utilisé pour qualifier ce qui est relatif aux activités fondées sur l’utilisation des réseaux informatiques et des communications numériques.

Dans les nombreuses formes qui se sont introduites en français au fil des années, le préfixe e- se prononce généralement à l’anglaise, soit comme la voyelle i. De plus, il se lie habituellement par un trait d’union à l’élément qui suit. Notons que cette structure est typique de l’anglais. En français, les éléments qui caractérisent un substantif sont le plus souvent placés après celui-ci. L’adjectif électronique ne peut d’ailleurs être abrégé en e minuscule, sans point abréviatif, comme c’est le cas pour l’anglais electronic. Son abréviation correcte en français est élec. En plus de s’intégrer difficilement au système morphologique et phonétique du français, le préfixe e- se révèle superflu dans la mesure où plusieurs équivalents sont disponibles en français pour le remplacer. Il peut, par ailleurs, être source d’ambiguïté en raison de sa prononciation fluctuante et des différents sens qu’il peut prendre selon les contextes. Il est donc préférable de lui substituer des mots ou des groupes de mots français pouvant transmettre diverses nuances selon le sens voulu.

En fonction des besoins du contexte et de la nuance sémantique recherchée, on peut ainsi recourir aux adjectifs français électronique, virtuel, numérique ou informatique (p. ex., administration électronique, apprentissage virtuel, marketing numérique et signature informatique). Les tournures comme en ligne, par Internet ou sur Internet peuvent également s’avérer efficaces si l’on veut mettre l’accent sur le moyen de communication employé (p. ex., apéritif en ligne, approvisionnement par Internet et publicité sur Internet). Les mots Internet et Web peuvent aussi être utilisés en apposition (p. ex., commerce Internet, café Internet, influenceur Web et facture Web). De plus, on pourra employer le préfixe cyber- et l’élément web- dans le même contexte des réseaux de communication numérique (p. ex., cyberapprentissage, cyberréputation, webéconomie et webmarchand). Dans d’autres contextes, lorsqu’il est question du domaine de la télévision ou des activités à distance, l’emploi du préfixe télé- est possible (p. ex., téléprocédure, télésanté et télétravail). Enfin, une autre solution serait de privilégier le suffixe -el, sur le même modèle que courriel, qu’on trouve aussi, notamment, dans livrel pour « livre électronique », papiel pour « papier électronique » et encrel pour « encre électronique ».

Avis paru dans la Gazette officielle du Québec (PDF, 1 Mo) (5 septembre 2020, 152e année, no 36, p. 590).

 


Date de la dernière mise à jour : 2021-03-04

LIENS RAPIDES

VOS DROITS ET OBLIGATIONS

Abonnez-vous!

Nos infolettres vous permettent d’avoir accès à plusieurs ressources.

Voilà! C’est fait! Nous vous remercions de votre inscription à nos infolettres.
Une erreur est survenue. Veuillez réessayer plus tard. Si le problème persiste, communiquez avec nous.
© Gouvernement du Québec, 2020